Oublié pour le meilleur par les rocades, les rond-points, les grandes surfaces, les tags, les turbulences de la mondialisation…
Oublié pour le pire par les préjugés ou l’indifférence à l’égard d’un art de vivre charmant et désuet, issu d’un passé encore si proche que l’on peut encore s’en laisser caresser par les derniers souffles doux et apaisants, fussent-ils phtisiques…
Voici la romantique Saint-Honoré les bains, hors du temps, proche des chemins de pèlerinage et loin des axes-balafres.

Ses termes dernier secteur décrété comme ayant un rapport à court terme par les financiers incultes et frileux qui possèdent la ville tous en refusant d’y investir le moindre sous. Y sont-ils même venus se rendre compte du potentiel exceptionnel de Saint-Honoré les bains ? Les terrains de tennis sont envahis par les plantes et la moitié des hôtels pourtant merveilleux,
comme ici le Morvan dont seule une petite partie a été transformé en casino, sont abandonnés.
Que leur importe, les frais de destruction de l’Hôtel du parc dont la partie centrale visible ici s’est effondrée, et qui jadis
proposait une femme de chambre par chambre,
seront payés par le contribuable local.
L’abandon depuis 1974 provoquant la vétusté, qui justifie à son tour la démolition,
prévue pour novembre 2015.

La girouette et le paratonnerre se prosternent devant la lune, le crépi craque, mais les briques vernissées qui habillent fièrement de nombreuses maisons du terroir tiennent encore.
Un riche Italien avait eu le coup de foudre en 2012 mais n’ayant pu obtenir le fond,
il renonça à restaurer les murs, un gâchis de plus !
Mais l’orgueilleux Bristol résiste dans la mélancolie du gris de septembre
Il a reçu trois fois Sidney Bechet dans les années cinquante et fait encore travailler des musiciens, très bien tenu par un couple courageux (« Regardez-nous bien nous sommes les derniers ») qui refuse de vulgariser le décorum, préférant bloquer l’ascenseur des années trente en parfait état plutôt que de le remplacer par un hideux modèle imposé par l’empire de la norme. 
En dessous de son restaurant, une petite galerie marchande sans âge, dont chaque boutique ressemble à une maison de poupée est l’occasion de rencontrer de gentilles dames disponibles qui racontent le passé de la station, en vendant des produits du terroir. L’une d’elles a noté fièrement dans sa vitrine « 1958-2015, ma 57 ème saison ! »
Enseignez l’histoire de France avec des chansons, de l’humour et l’esprit léger et positif !
Un livre illustré cousu-collé et avec un disque d’une heure vingt.
DISPONIBLE EN LIBRAIRIES !
– Librairie Notre-Dame de France 21 rue Monge 75005 Paris. Ouverte de 15h à 19h. les lundi et de 10h.30 à 19h. du mardi au samedi
– Librairie 38 rue Belgrand Paris XX ème
– Office du tourisme de Cluny, Saône et Loire
Toute l’histoire de France en 1h.20 en récit et chansons originales de Fabrice Eulry
Et bien entendu sur le site
http://www.fabriceeulry.com/discographie.html#ld
Ping : UN COIN DE FRANCE OUBLIE (SUITE) | Le Canard du pianiste
Bonjour et merci de relayer la pauvre situation de l’Hôtel du Parc de Saint-Honoré-les-Bains.
Vous pouvez nous aider à la sauver en signant la pétition que nous avons lancée sur change.org, et en la partageant !
https://www.change.org/p/monsieur-le-maire-de-saint-honor%C3%A9-les-bains-avant-de-d%C3%A9truire-l-h%C3%B4tel-du-parc-donnez-lui-une-derni%C3%A8re-chance-ce-fleuron-du-patrimoine-local-m%C3%A9rite-l-attention-de-tous-nous-vous-prions-de-bien-vouloir-reconsid%C3%A9rer-la-d%C3%A9molition-immi?recruiter=423049
Pour votre information, l’Hôtel du Parc ne fut pas abandonné en 1974… J’y vivais encore en 1978 ! il ne fut plus du tout habité que vers 1982 ou 1983.
Bien cordialement.