Cette édition 2024 du festival d’Avignon a vu une formule très originale : le festival déborde des remparts et embarque sur le Rhône pour une croisière de quelques heures qui enjambe le crépuscule et permet de retrouver l’autre Ville éternelle sous ses illuminations nocturnes.
Loin de la foule et des salles qui enchaînent jusqu’à sept spectacles par jour, le bateau propose un spectacle unique journalier : Pour « Fabrice Eulry et son piano fou », ce fut les 12 et 13 juillet. L’horaire fixe (20h) a permis aux autres artistes de « cumuler » avec un autre spectacle qu’il jouent intra-muros quotidiennement le matin ou l’après-midi.
Le personnel haut de gamme du Mireio arrive à vous consacrer un peu de temps pour quelques poses pendant la préparation des kirs royaux (merci à Sabine).
Alors que le bateau largue les amarres et que les passagers prennent l’apéritif sur le pont …
… le restaurant les attend sagement, alors que le pianiste fait ses gammes au même niveau dans la salle de spectacle.
Le Mireio démarre en remontant le cours du Rhône (ou le cours du temps ?)
Et voici sous un angle inhabituel, le pont St Bénézet, le fameux pont d’Avignon, probablement non pas « sur » mais « sous » lequel on dansait autrefois, car avant qu’il ne soit au trois-quarts emporté par une crue il enjambait l’île et allait jusqu’à Villeneuve les Avignon ! C’est en dessous des arches que se tenaient les guinguettes sous lesquelles avaient lieu les bals.
Le capitaine du Mireio, en bon mélomane a pu entendre le concert depuis son poste de pilotage grâce à un retour que lui a installé Joris l’ingénieur du son ; un équipage en or décidément !